FAQ

Quel rôle pour le citoyen dans les projets urbains?

Chaque aménagement d'espace public cache autant d'attentes qu'il y a d'usagers différents (piétons, cycliste, automobiliste, commerçants, écoliers, etc...). Pour garantir le succès d'un aménagement et que les usagers se l'approprie, il faut replacer l'homme au centre des préoccupations urbaines. Il est nécessaire d'intégrer les usagers dans la définition des objectifs de l'aménagement de manière à ce qu'ils puissent contribuer à la définition du programme.

La ville vivant 24h/24h, il est également important d'assurer que l'aménagement fonctionne correctement à toutes heures du jours et de la nuit.  L'aménagement doit convenir à tous les citoyens, y compris les enfants et les personnes agées et être pensé de manière conviviale et esthétique, considérant toute la subjectivité que ces deux critères dégagent. 

Les facteurs de réussites de tels aménagements sont complexes, mais souvent le temps est un élément majeur. Il faut prendre le temps nécessaire pour entendre les peurs et les réticences et y répondre.

En zone 30km/h, la traversée de la chaussée est par principe autorisée partout et par conséquent il ne devrait pas y avoir de passages pour piétons marqué au sol. Cependant, dans certains cas jugés dangereux, le marquage au sol est pratiqué pour plus de sécurité et n'est pas interdit.

L'objectif visé par cette diminution de la vitesse autorisée est de permettre aux conducteurs de rouler de manière prudente et prévenante. Ralentir, c'est donner le temps d'établir un contact visuel avec les autres usagers et de pouvoir anticiper les actions des enfants qui jouent dans la rue ou encore des personnes agées qui souhaitent traverser à leur rythme.

S'il a le droit de traverser la chaussée de manière libre, le piéton ne doit pas chercher à empêcher inutilement la circulation et doit toujours chercher le contact visuel avec les conducteurs.

Pour les enfants, la consigne est claire : s'arrêter au bord du trottoir, puis "regarder - écouter - traverser".

Plus d'informations sur le site de la Police de Neuchatel

La mixité fonctionnelle est considérée comme un but urbanistique qui s'oppose au découpage du territoire en zones fonctionnellement différenciées ("zoning") qui a caractérisé la planification urbaine de l'après-guerre.

Le zoning a eu pour conséquence de séparer les espaces selon leur fonction (loisir, commerciale, industrielle, artisanale, logement, etc) ce qui encourage l'usage de l'automobile pour se déplacer efficacement entre les différents espaces.

A contrario, la mixité fonctionnelle est vue comme un élément important d'une "ville des courtes distances" (qui favorise les transports doux) pour un développement urbain soutenable.

L'objectif est de permettre aux habitants d'un quartier d'accéder à pied ou à vélo aux "fonctions" utilisées les plus fréquemment (commerce, emploi, école, espace de détente et de loisir).

Pour en savoir plus: www.quartiers-durables.ch

La Zone 30 est constituée de tronçons de route où les activités des riverains sont privilégiées par rapport à la circulation. Des mesures de limitation de vitesse rappellent que celle-ci est fixée à 30 km/h maximum. Le piéton n'a pas la priorité mais il peut traverser où il veut. Généralement, il n'y a pas de passage pour piétons.

Une Zone 20 ou "zone de rencontre", englobe des tronçons de route situés dans des quartiers résidentiels ou commerciaux où les piétons sont prioritaires. La vitesse maximale est fixée à 20 km/h.

Ces espaces sont conçus pour augmenter la qualité de vie des riverains en augmentant la sécurité par une baisse de la vitesse autorisée, en baissant les nuisances sonores et la pollution de l'air liés au trafic tout en permettant la fluidité du trafic pour les différents mode de transports (vélo, voitures, bus).

Pour en savoir plus: www.zonederencontre.ch

Sous le terme de participation citoyenne se cachent en réalité plusieurs définitions ou "échelles" de la participation:

- l'information: les intentions d'un projet sont présentées aux citoyens au moyen d'une exposition ou d'une présentation publique. Les réactions du public ne sont pas prises en compte par les porteurs de projet et les citoyens en désaccord ne peuvent réagir qu'au travers des moyens de la démocratie directe comme la pétition ou l'opposition.

- la consultation: une proposition de projet est présentée sous forme de débats, de questionnaires ou encore de tables rondes en vue de recueillir les réactions des participants. Ces derniers n'ont pas de garantie que leurs remarques soient prises en considération.

- la concertation: les éléments de réflexion d'un projet sont discutés, parfois très en amont, depuis la définition des problèmes et des besoins. Cette méthode intègre les différentes parties prenantes, même si la décision finale revient aux porteurs de projets.

- la participation ou coproduction: la participation des différents acteurs concernés est complète sur l'ensemble du projet et du processus décisionnel.

Pour en savoir plus: Office fédéral du logement

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