Energie solaire

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Quelle place dans la ville de demain?

Lieu:
CSEM, Neuchâtel
Date
28 octobre 2014
Intervenant(s)
Message

Enjeu politique pour les villes - Olivier Arni, Conseiller communal en Ville de Neuchâtel en charge de l'économie, de l'urbanisme et de l'environnement.

Conférences

Enjeu de l'énergie solaire - Christian Trachsel, Délégué communal à l'énergie, Ville de Neuchâtel

Intégration architecturale et urbanistique du solaire - Fabien Coquillat, Architecte communal adjoint, Ville de Neuchâtel

Solutions innovantes pour une intégration optimale du photovoltaïque en milieu urbain - Laure-Emmanuelle Perret-Aebi, Cheffe du secteur, centre photovoltaïque, CSEM
Horaire
20h00-22h00
Table ronde
Pour répondre aux questions du public, aux conférenciers viendront se joindre:

Massimiliano Capezzali, adjoint du Directeur Energy Center EPFL

Stéphanie Perregaux, Coopérative Surface Solidaire.

Modération : Laurent Bonnard, journaliste.
Enjeu de l'énergie solaire (C. Trachsel)
Intégration architecturale et urbanistique du solaire (F. Coquillat)
Modules innovants du CSEM
CSEM Photovoltaics (L-E Perret-Aebi)
Intégralité de la conférence-débat - Partie 1
Intégralité de la conférence-débat - Partie 2
Intégralité de la conférence-débat - Partie 3
Intégralité de la conférence-débat - Partie 4
Intégralité de la conférence-débat - Partie 5

L’énergie solaire est actuellement en pleine expansion et les installations photovoltaïques et thermiques fleurissent sur les toits des villes. Face à cet essor, la plupart des villes établissent des cadastres solaires. Mais quel est le réel potentiel de cette production d’énergie solaire en milieu urbain? Comment gérer son développement? Doit-on privilégier une démarche individuelle ou collectiv

D’autre part, à ces enjeux techniques viennent s’ajouter des enjeux esthétiques liés au patrimoine architectural. En effet, la ville de Neuchâtel accorde une attention toute particulière à l’aspect esthétique des panneaux solaires et leur intégration dans le paysage urbain. Quelles solutions, existantes ou innovantes, peuvent être mises en place pour que cette intégration soit optimale?

Compte rendu

Cette sixième conférence-débat du cycle de conférences proposé par la plateforme urbaine.ch qui s’est tenu au CSEM a abordé le thème de l’énergie solaire et de son intégration dans le milieu urbain.

Monsieur Olivier Arni, Conseiller communal en Ville de Neuchâtel en charge de l’économie, de l’urbanisme et de l’environnement a entamé la soirée en soulignant la volonté de la Ville de devenir un acteur majeur dans le domaine des énergies renouvelables et plus particulièrement de l’énergie solaire afin de contribuer au développement de solutions innovantes pour faire face aux défis politiques et énergétiques futurs. 

Christian Trachsel, Délégué communal à l’énergie de la Ville de Neuchâtel a ensuite exposé l’enjeu de l’énergie solaire en soulignant son rôle dans l’atteinte des objectifs ambitieux de la société à 2000 Watts que le canton de Neuchâtel s’est fixé pour 2050. En effet, alors que la consommation finale d’énergie ne cesse de croître en Suisse, le Canton vise une réduction d’un facteur 3 de la consommation d’énergie primaire et d’un facteur 8 des émissions de CO2.

Fabien Coquillat, Architecte communal adjoint de la Ville de Neuchâtel a poursuivi la soirée en entamant le sujet de l’intégration architecturale et urbanistique du solaire. Face à l’évolution de la législation, des aspects économiques et de l’entrée sur le marché de nouveaux interlocuteurs, il est difficile pour les communes d’éviter les tensions qui naissent entre les entreprises focalisées sur leur chiffre d’affaire, les propriétaires désireux de maximiser la rentabilité de leurs installations tout en minimisant les coûts et l’administration qui voit sa marge de manœuvre diminuer. L’architecte a toutefois tenu à finir sur des perspectives positives en notant qu’en plus de l’émergence de nouvelles technologies, des directives peuvent être élaborées en parallèle à des actions de sensibilisation et un accompagnement des projets.

La présentation de Laure-Emmanuelle Perret-Aebi, Cheffe de secteur du centre photovoltaïque du CSEM, est revenue sur l’innovation présentée le matin même à la presse. Les nouveaux modules solaires développés par l’équipe de l'Institut de recherche et de développement du CSEM a pour but de participer à une intégration optimale du photovoltaïque en milieu urbain. Ces modules solaires de couleur uniforme, sans cellules ni connecteurs apparents, bien qu’ayant une productivité inférieure aux panneaux standard (10% au lieu de 16 à 18%) pourraient être intégrés à des surfaces qui autrement n’auraient accueilli aucun capteur solaire pour des raisons esthétiques. Mais il est important de relever que ce type de module devient un élément constructif à part entière (p. ex. revêtement de façade) qui accessoirement produit de l’électricité.

La soirée s’est poursuivie par une séance de questions-réponses avec le public pour laquelle Massimiliano Capezzali, Adjoint du directeur de l’Energy Center de l’EPFL et Stéphanie Perregaux, de la coopérative Surface Solidaire se sont joint aux intervenants.

En conclusion de cette soirée, les experts présents se sont accordés sur la nécessité de mettre tous les acteurs impliqués dans le secteur des panneaux solaires et de leur pose (administration, entreprises, architectes et ingénieurs) autour d’une table afin de créer un dialogue serein et constructif qui prendrait l’ensemble des intérêts et des visions en compte pour atteindre les objectifs de la Société à 2000 watts.

La soirée en image (© Alexandre Dell'Olivo)

Olivier Arni
Christian Trachsel
Fabien Coquillat
Laure-Emmanuelle Perret-Aebi
Massimiliano Capezzali et Ste?phanie Perregaux
Laurent Bonnard
La table-ronde
L'apéro

MINERGIE® est un standard de construction facultatif qui permet une utilisation rationnelle de l'énergie et une mise en oeuvre plus large des énergies renouvelables, tout en assurant une amélioration de la qualité de vie et une diminution des atteintes à l'environnement.

Il est destiné aux bâtiments neufs ou rénovés.

Au centre du standard figure le confort d’habitat et de travail pour les usagers des bâtiments. Celui-ci est garanti par une enveloppe thermique de grande qualité et un renouvellement systématique de l’air.

D'autres standards ont également été développés et placent la barre du confort et de la rentabilité énergétique encore plus haut (Minergie-P, Minergie-A et Minergie Eco).

Pour en savoir plus:

L'outil "Quartiers durables by Smeo" a été conçu pour répondre aux collectivités locales désireuses d'améliorer leurs projets de construction ou de rénovation de quartier. Il a comme objectif prioritaire l'amélioration de la qualité de vie des habitants et usagers.

Diverses thématiques sociales, économiques et environnementales sont traitées en fonction des différentes phases d'avancement du projet. Cette structure permet de se poser les bonnes questions au bon moment, qui n'auraient pas forcément été abordées dans un processus standard.

Pour en savoir plus: www.quartiersdurablesbysmeo.ch

Le terme "maison passive" désigne un bâtiment qui n'utilise pas ou très peu d'énergie non renouvelable pour assurer son confort (chauffage, luminosité, électricité, traitement des eaux).

La stratégie est de miser d'une part sur la diminution de la consommation d'énergie dans le bâtiment (isolation, choix de grands vitrages orientés au sud pour profiter de la chaleur du soleil, etc), et d'autre part de tirer le bénéfice des énergies renouvelables (panneaux solaires photovoltaïques, utilisation de pompes à chaleur, etc).

Pour en savoir plus:

Les points forts des projets présentés dans la plateforme répondent aux éléments qui constituent la définition de quartier durable employée par les Offices fédéraux.

Densité, mixité fonctionnelle et mobilité durable

Logements, commerces et activités de service sont mélangés afin de favoriser une diminution des déplacements en voiture et le recours à une mobilité douce (vélo, marche à pied) et aux transports publics.

Haute qualité environnementale

Les stratégies pour réduire la consommation d'énergies non renouvelables et de ressources naturelles sont intensifiées. La santé des utilisateurs est prise en compte en réduisant le recours à des matériaux nocifs.

Mixité intergénérationnelle et sociale

L'accès du quartier à un large public est privilégié: places de jeux pour les plus petits, accès pour les personnes à mobilité réduite ainsi que logements variés pour accueillir tous les types de budgets. 

Bien-être et convivialité

La qualité de vie et l'attractivité du quartier sont renforcées, par exemple par l'aménagement de zones de rencontre et un développement des services de proximité.

Maîtrise des coûts

Réaliser un quartier durable permet de diminuer les charges d'entretien et d'exploitation (énergie, eau...) et ainsi anticiper un report des coûts sur les collectivités publiques de demain.

Processus participatif

L'implication des habitants et du voisinage est favorisée dès le processus de création ainsi que tout au long de la vie du quartier.

Pour en savoir plus: