Quartier Ecoparc

Neuchâtel

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Quartier Ecoparc
Lieu :
Espace de l'Europe et Rue du Crêt-Taconnet, 2002 Neuchâtel
Catégorie
Le projet Ecoparc a permis la création d’un nouveau quartier sur une ancienne friche ferroviaire à proximité immédiate de la gare de Neuchâtel. Le site comprend le bâtiment de l’Office fédéral de la statistique (OFS), d’anciens bâtiments transformés ainsi que de nouvelles constructions qui accueillent des logements, des lieux de travail et de commerce ainsi que plusieurs écoles : le Conservatoire de musique et la Haute Ecole Arc.

Un soin particulier a été accordé à la réduction de la consommation énergétique, au choix des matériaux, au confort et à la mixité des usagers. Le réaménagement du site a reçu le prix ASPAN-SO 2007, de la section suisse occidentale de l’Association suisse pour l’aménagement national. Ce prix salue « une ville compacte et la qualité de l’espace urbain ou comment concilier densité et qualité ». Le projet a été réalisé grâce à la collaboration de multiples partenaires publics et privés sur une parcelle d’environ 5 hectares. 
FOCUS
QUARTIER PILOTE
CENTRALITE
EFFICACITE ENERGETIQUE
Quartier Ecoparc
Quartier Ecoparc
L’histoire du quartier du Crêt-Taconnet est liée au développement du chemin de fer. Il voit le jour en même temps que la gare de Neuchâtel au milieu du 19ème siècle. Le site accueille des infrastructures ferroviaires et des dépôts après le nivellement de la colline. Mais progressivement, le niveau d’activités baisse et le site se transforme en une friche urbaine.

Dès la fin des années 80, la Confédération décide d’y installer l’Office fédéral de la statistique. Un concours est lancé et le lauréat, le bureau d’architectes et urbanistes Bauart, propose un projet basé sur le développement durable. En 1994, la Ville de Neuchâtel désigne ce périmètre comme pôle de développement stratégique. Le bâtiment et la tour de l’OFS sont les premiers à être construits. Suivent les logements au sud et à l’est. Les deux bâtiments du campus de la Haute Ecole Arc viennent compléter le réaménagement du site.
Caractéristiques
Etat d'avancement: Exploitation
Début de planification: octobre 1989
Fin de planification: octobre 2006
Début des travaux: octobre 1994
Fin des travaux: octobre 2012
Type de maîtrise foncière: Droit de superficie , Privé , Public
Architectes:Bauart Architectes et Urbanistes SA
Prix/Distinctions:Prix cantonal du développement durable en entreprise en 2008, Prix ASPAN-SO 2007 " Ville compacte et qualité de l'espace urbain ou comment concilier densité et qualité", Distinction Ecobau 2005, Prix Solaire européen Eurosolar 1999. Prix Solaire suisse Solar 91 1998.
Quartier Ecoparc

QUARTIER PILOTE

Le quartier Ecoparc ainsi que les bâtiments de l’OFS font figure d’exemples en terme de développement durable en Suisse. L’importance des critères environnementaux sont présents dés le démarrage du projet. Le réaménagement du site est une démarche de longue haleine, dont l’élément déclencheur remonte à 1990 au moment du lancement du concours pour la réalisation de l’OFS et la densification du secteur avoisinant, remporté par le bureau Bauart.

Plusieurs étapes ont permis d’aboutir à un concept de quartier pilote en matière de développement durable. Le projet urbain pour l’ensemble du site :
- définition d’espaces à vocation publique, y compris la Passerelle du Millénaire qui relie bientôt le quartier de la gare à la colline du Mail, où se trouve la Faculté des sciences de l’Université 
- la réalisation de deux plans de quartier entre 1996 et 1999
- la conception et la réalisation de plusieurs bâtiments :  bâtiment et tour de l’OFS (1994-2004) quatre immeubles neufs comprenant 90 appartements (2001-2007); quatre immeubles existants transformés en lofts (2001-2007); Conservatoire de musique et Haute école de gestion, Campus Arc 1 (2005-2009); TransEurope, Campus Arc 2 (2007-2011).


La motivation de faire de ce site un quartier exemplaire en matière de développement durable remonte à 1998. La mise en service du bâtiment de l’OFS, Prix solaire suisse et européen, concrétise déjà de nombreux principes inédits liés à la qualité environnementale : récupération d’eau de pluie, ventilation naturelle, rafraîchissement passif nocturne, toiture végétalisée, énergie solaire.L’architecture du site ne cherche pas à se signaler de manière ostentatoire comme durable. Les architectes la définissent comme une architecture contemporaine, en avance sur son temps, qui intègre des éléments de réflexion propres à la durabilité. Les choix liés au chauffage, à la ventilation et aux matériaux utilisés sont savamment réfléchis. L’architecture est inspirée par l’esprit du lieu et la géographie du plateau de la gare, entre les voies de chemin de fer et la courbe de niveau qui rappelle la colline aplanie au 19ème siècle.

Contrairement à d’autres grands chantiers, il n’y a pas eu de vraie démarche participative pour Ecoparc, vu l’absence d’habitants sur le site. Par contre, les décisions opérationnelles et politiques ont été communiquées tout au long du processus à la population locale. De multiples séances d’information ont été organisées sur les étapes de développement du site, la mobilité et l’aménagement de l’espace public. Une consultation s’est également tenue avec les propriétaires de la colline du Mail sur la planification de la Passerelle du Millénaire.

CENTRALITE


La position centrale du quartier Ecoparc, proche de la gare, des commerces et des commodités, offre un atout extraordinaire. Le site est particulièrement intéressant de par sa proximité avec les transports publics : train, bus et funiculaire. De plus, le site concentre des fonctions diverses : habitat, travail et formation. Il est exactement à l'opposé des cités-dortoirs. Il propose une alternative à l'étalement périphérique, dont on connaît les conséquences négatives au niveau environnemental, social et économique. Moins de déplacements individuels motorisés, moins de consommation d'énergie !

La limitation du nombre de places de stationnement a permis d'éviter le parking de commodité et d'encourager le recours aux transports publics.

Il a été possible de réduire le nombre de places de stationnement :
  • de 66% par rapport aux valeurs maximales d'un site périphérique sans transports publics
  • de 31% par rapport aux valeurs maximales d'un site situé à proximité immédiate des transports publics.

A titre d'exemple, le bâtiment principal de l'OFS ne comprend que 104 places de stationnement pour 550 collaborateurs et 6 places visiteurs.La création de ce nouveau quartier a permis de trouver des synergies entre usagers : espaces partagés entre différentes institutions, gestion commune du stationnement ou d'une centrale de chauffage.

Le partenariat public-privé a extrêmement bien fonctionné : collaboration pour les espaces extérieurs, parking global, possibilité de financement mixte. La valorisation de terrains déjà bâtis et d'infrastructures existantes a également permis de limiter les coûts et les dépenses énergétiques liés à la construction de nouveaux réseaux (routes, canalisations, etc.).


EFFICACITE ENERGETIQUE


Plusieurs mesures ont été prises pour réduire la consommation d'énergie grise et d'énergie d'exploitation des bâtiments: choix rigoureux des matériaux utilisés, bonne isolation thermique, renouvellement d'air contrôlé avec récupération de chaleur, recours à la lumière naturelle et à une ventilation en été, rafraîchissement passif la nuit. Pour l'époque, ces mesures étaient pionnières et ont inspiré d'autres exemples.

Le recours aux énergies renouvelables s'est concrétisé par l'installation de capteurs solaires en toiture, une chaudière à bois et de la géothermie. Sous le bâtiment Campus Arc 2, une centaine de sondes géothermiques de faible profondeur (30 mètres), associées à des pompes à chaleur, produisent de la chaleur en hiver et du froid en été. La toiture de l'OFS comprend 1'200 mètres2 de panneaux solaires reliés à une cuve enterrée de 2'400 m3 d'eau. Ce stock saisonnier se réchauffe pendant tout l'été jusqu'à une température d'environ 95 degrés C et contribue pour 35% à chauffer le bâtiment et la tour voisine pendant l'hiver.
FOCUS
QUARTIER PILOTE
CENTRALITE
EFFICACITE ENERGETIQUE
FAQ

L’abri pour deux-roues installé sur le parvis ouest de la tour de l’OFS est effectivement une installation provisoire. Lors de la construction de la HE-Arc, il a dû être déplacé afin de laisser la place disponible pour celle-ci. Le nombre de places deux-roues ne pouvant être diminué, il a fallu trouver un emplacement provisoire durant le chantier pour les abriter. Un montant a été inscrit dans le projet d’agglomération 2ème génération afin de réaliser un abri-vélos définitif au sud de la Gare, avec le préavis favorable de l’ARE. Il s’agira donc d’étudier et financer une solution aussi pratique qu’esthétique afin de régler cette question, liée au réaménagement de la rue du Crêt-Taconnet et du haut de l’avenue de la Gare.

Il faut donc encore patienter afin de pouvoir régler cette question.

La mixité fonctionnelle est considérée comme un but urbanistique qui s'oppose au découpage du territoire en zones fonctionnellement différenciées ("zoning") qui a caractérisé la planification urbaine de l'après-guerre.

Le zoning a eu pour conséquence de séparer les espaces selon leur fonction (loisir, commerciale, industrielle, artisanale, logement, etc) ce qui encourage l'usage de l'automobile pour se déplacer efficacement entre les différents espaces.

A contrario, la mixité fonctionnelle est vue comme un élément important d'une "ville des courtes distances" (qui favorise les transports doux) pour un développement urbain soutenable.

L'objectif est de permettre aux habitants d'un quartier d'accéder à pied ou à vélo aux "fonctions" utilisées les plus fréquemment (commerce, emploi, école, espace de détente et de loisir).

Pour en savoir plus: www.quartiers-durables.ch

MINERGIE® est un standard de construction facultatif qui permet une utilisation rationnelle de l'énergie et une mise en oeuvre plus large des énergies renouvelables, tout en assurant une amélioration de la qualité de vie et une diminution des atteintes à l'environnement.

Il est destiné aux bâtiments neufs ou rénovés.

Au centre du standard figure le confort d’habitat et de travail pour les usagers des bâtiments. Celui-ci est garanti par une enveloppe thermique de grande qualité et un renouvellement systématique de l’air.

D'autres standards ont également été développés et placent la barre du confort et de la rentabilité énergétique encore plus haut (Minergie-P, Minergie-A et Minergie Eco).

Pour en savoir plus:

Les friches urbaines sont des secteurs délaissés en milieu urbain, disponibles pour une réaffectation. Elles peuvent être de natures très diverses.

L'Office fédéral du développement territorial définit les friches industrielles dans son reporting 2008, comme les terrains vides après démolition de constructions industrielles, les bâtiments industriels désaffectés et les sites ayant déjà fait l'objet d'un plan de reconversion. Les friches ferroviaires et militaires sont des sites anciennement utilisés pour le triage, les réparations ou l'entreposage de matériel (par exemple arsenal). Les autres friches désignent les infrastructures désaffectées telles que les installations d'incinération des ordures, les stations d'épuration des eaux ou les carrières (situées dans ou en bordure de la zone à bâtir).

Elles se caractérisent également par leur taille ou par leur âge, ou encore par leur degré de désaffectation - abandon, sous-utilisation, utilisation temporaire.

Pour en savoir plus:

Les friches industrielles urbaines représentent un potentiel inexploité recouvrant 18 millions de mètres carrés en Suisse, soit l'équivalent du territoire communal de la ville de Neuchâtel.

D'après un rapport de l'Office fédéral du développement territorial, en exploitant la totalité des espaces de friche industrielle, on obtient des espaces permettant d'implanter 13'000 entreprises, soit 140'000 places de travail, et des logements pour 190'000 habitants.

Ces espaces, idéalement situés et parfois déjà équipés, permettent de reconstruire la ville sur la ville. Logements, entreprises, commerces et espaces publics peuvent être développés dans des zones desservies par les transports publics, sans consommer de surfaces agricoles ou naturelles supplémentaires.

Pour en savoir plus: Page "Friches industrielles" de Office fédéral du développement territorial

L'association Ecoparc s'est créée au moment où peu de monde parlait d'environnement construit durable. Carlo Malaguerra, ancien directeur de l'Office fédéral de la statistique (OFS), a tout de suite cru et appuyé cette idée. " Elle était un peu folle, mais je la trouvais géniale! J'ai été enthousiasmé par le bâtiment de l'OFS ", explique celui qui deviendra le premier président de l'association.

Aujourd'hui l'association Ecoparc compte une centaine de membres et emploie quatre personnes. Ses activités ne sont plus liées au quartier Ecoparc. Elle a pour vocation de faciliter l'essor de projets urbains qui intègrent les principes du développement durable, soit l'efficacité économique, la solidarité sociale et la responsabilité écologique. Elle est apolitique, sans but lucratif et reconnue d'utilité publique.

Pour en savoir plus: www.ecoparc.ch (Magazine Projections "Spécial 10 ans")

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